Ich bin Djox aus Pantin. Ich bin Qyper seit dem 07.10.2009
"Il ne faut jamais toucher à ses idoles, la dorure en reste aux doigts"
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Profil von Djox
La Pantomine - Pantin
26 Rue Hoche, Pantin
14.12.2009
(aktualisiert am 01.06.2013)
Quand j’étais petit et turbulent, ma grand-mère me grondait souvent par un « Arrête de faire ta pantomiNe ! ». Ce joli mot mystérieux était si encré en moi, que ce n’est que très tardivement que j’en découvris à la fois la bonne orthographe (pantomiMe)…et la signification.
Et bien ce qui me rassure c’est que ma grand-mère n’était pas la seule à se tromper, si j’en juge sur le nom mentionné à l’adresse Qype du restau, et sur la cohabitation pacifique des deux mots, side by side in a perfect harmony, au sein même de l’établissement.
C’est en me référant aux avis concordants de précédents Qypers, que j’ai souhaité fêter « en amoureux » le douloureux passage à mes bbzzqqrrrriiiccc deux ans dans ce restaurant un peu chic de ma ville. Ce choix s’est avéré judicieux car nous en sommes sortis repus et très satisfaits à la fois de la quantité et de la qualité, l’estomac un peu lourd, mais comme la nature est bien faite, pour équilibrer, mon portefeuille s’était quant à lui allégé de 140 euros (à deux) … Je n’en ferai donc pas ma cantine de quartier, même si je bossais au siège d’Hermès, tout proche…Ceci explique peut-être cela.
Très joli restaurant, cosy, intimiste avec de belles décorations murales (et naturellement des masques italiens), une cuisine ouverte et toute propre où l’on peut assister entre autres à la cuisson de pantagruéliques pièces de viande ou à la découpe de langoustes géantes.
Le choix de la carte étant assez large je vous laisserai le soin d’en prendre connaissance vous-mêmes, pour notre part nous avons opté (respectivement) pour des ravioles aux truffes, une galette de foie gras aux pommes, un pavé de Rumsteck au sel de Guérande, un Chateaubriand Rossini et des desserts maison. Le café gourmand à 10 euros est d’ailleurs un tantinet chiche et décevant, ce serait le petit bémol du repas, mais comme la vieille prune est offerte en fin de repas, on pardonne vite cette petite pingrerie.
Allez, un autre petit bémol, mais à l’attention du patron cette fois-ci. Je sais bien qu’un Chef ça doit être un peu bourru avec ses troupes, mais ménagez quand-même votre staff, notre serveur avait l’air très touché par votre engueulade peu discrète en cuisine…Et comme il est bilingue anglais et sympa, ce serait quand-même dommage qu’il s’en aille ; non ?
Mise à jour Juin 2013 : Retourné hier midi pour déjeuner, la pantomime a fermé ses portes depuis 11 mois, un nouveau restau agrandi a pris sa place (très bon rapport qualité prix d’ailleurs), mais je suis infoutu de me souvenir de son nom et les pages jaunes ne me donnent aucune info…Tant pis je laisse les équipes Yelp Qypesques faire le boulot de mise à jour !
K.F.C Kentucky Fried Chicken - Beaubourg
31 Boulevard Sébastopol, 75001 Paris
14.10.2012
Puisque tout le monde connaît les KFC et qu’ils n’ont pas besoin de moi pour se faire de la pub je vais juste relever un défi lancé sur Qype et rédiger un avis truffé de contrepèteries …Donc à prendre au second degré et avec le sourire, sorry KFC j’espère que ça ne va pas fâcher le lecteur (ça c’est la première, à vous de trouver les autres);-).
Comme il n’y en n’a pas Rue de La Paix, il faut courir jusqu’aux Halles pour trouver enfin un KFC. Bon, autant être franc, à l’intérieur niveau déco on n’est pas dans une Auberge de Vendée. A l’entrée la gigantesque directrice fait office de vigile, mâche nonchalamment son chewing-gum, elle mastique la sotte, sûr qu’elle doit être sur les dents quand ça barde. Pour l’instant elle s’en prend à une apprentie en train de nettoyer une table : Essuie ça vite et bien, lui ordonne-t-elle discrètement.
Moi qui déplore la foule je suis servi, sûr qu’on n’est pas dans le fond de la creuse. Je prends place dans la file sentencieuse, devant moi il y a un ouvrier charpentier, une maman et son petit garçon tout fier d’avoir eu un dix à sa composition et qui chantonne « Il court court le furet ». et deux bonnes sœurs en pleine discussion : La bible est une chose qui me fait prier déclare la première, alors que la seconde s’offusque que l’Evêque, ce pédant qui rentre de Nice, puisse laisser ses paroissiens sans curé dans le village, la discussion passe ensuite sur Jean-Paul, le pape hautain et sur une veuve dont le mari est mort parce qu’elle s’en fout. Je ne sais pas si c’est parce qu’elles se lèvent au couchant mais ça balance grave !
Pour nous faire patienter un écran plat diffuse « Turn up the radio » le dernier Madonna (Perso, ce que j’aime dans le clip de Madonna c’est le son), puis place aux infos sportives avec un coureur de fond en gros plan et l’annonce d’un match de foot annulé puisqu’il y avait si peu de mecs pour faire l’équipe .
En cuisine, Hubert aidé de son frère jumeau Robert jettent avec puissance des patates dans l’huile bouillante d’un gras vicieux. Ces frites sont belles, déclare l’une des nonnes, apparemment de meilleure humeur. Oh que oui confirme la seconde qui admire la frite d’Hubert. Puisque c’est enfin leur tour, Hubert prend leur commande, un sourire charmeur aux lèvres. Il a la pétulance du flatteur : « Qu’est-ce que je vous sers ? Il me reste encore quelques jolies tranches dans le mou. » La moins timide des deux nonnes, sans doute déjà grisée par un petit coup de blanc, lui annonce « J’aime vachement votre frangin, il ne peut pas venir nous servir, on souhaiterait des petits pois pour dîner ? » Eh non, désolé, il s’est souillé les mains en vidant la poubelle (entre nous, il trie, mais il chipote).
Enfin mon tour, derrière son comptoir une jolie serveuse africaine prend poliment ma commande (tout le monde sait qu’Au Zambèze les filles sont belles et gentilles) et commande un menu Brazer. « Il n’y en n’a plus » m’annonce-t-elle, elle aussi avec un sourire aguicheur Ça se voit que cette coquine veut se faire plein de potes! N’empêche qu’elle m’a menti la sotte, je vois deux Brazer derrière elle ! Tant pis, pas d’esclandre, je me rabats sur des Crispy Tenders, je prends mon plateau, juste le temps de décoincer mon plan du guichet et monte à l’étage là où le balcon saille. Je trouve une place en face de la poutre, juste à côté de la maman, visiblement pressée, et qui demande à son fiston en désignant son Coca : « Veux-tu boire ça vite s’il te plaît ? ».
Moi aussi d’ailleurs, je suis pressé, trop de monde ici, trop de brouhaha, le tout est beaucoup trop confu, j’avale rapidement mon menu…Pas sûr que je reviendrai de sitôt dans un fast-food du centre-ville !
nip Tu as une bouille incroyable… (pour l’original, remplacer “tu” par “Superman”, c’est plus drôle)
16 Oktober 2012
The Angry Friar - Gibraltar
Main Street 278, Gibraltar
25.08.2012
Mais comme on ne s’est arrêtés à la terrasse de l’Angry Friar que le temps d’une pause désaltérante, impossible de confirmer ou d’infirmer le bien-fondé sur la tiédeur des plats et des commentaires associés. Ce dont je peux attester en revanche, c’est la fraîcheur des bières apportées sur la terrasse ombragée et verdoyante, sur de grandes et lourdes tables aux pieds de fer forgé, qu’il est fortement déconseillé de déplacer, car il est écrit blanc sur noir, en grosses lettres de craies sur fond d’ardoise, qu’en cas de casse il nous en coûterait plusieurs centaines de £ (Gibraltar Pounds)…
Ça n’a pas l’air d’inquiéter outre mesure Molly, la chatte de l’établissement, qui teste leur solidité en paressant nonchalamment dessus, indifférente au flot touristique qui afflue à quelques mètres d’elle, de part et d’autre de Main Street, la principale artère de la ville, où ce Pub a eu la judicieuse idée de venir s’installer. Je la soupçonne même d'appâter le client avec ses innocents yeux félins...En tout cas, avec nous ça a marché puisque c'est grâce à elle qu'on s'est arrêtés ici, juste pour la caresser !
Ce dont je peux attester également c’est le différentiel de prix pratiqué entre les deux cervoises ibérico-britanniques servies ici, (à l’image du dialecte llanito que l’on parle ici) et celui de leurs consœurs espagnoles facturées deux à trois fois moins chères de l’autre côté du poste frontière… Enfin, c’est vrai qu’ici, même si le cours officiel c’est la livre, on accepte partout facilement les euros…et on vous fait payer le change au prix fort…Après tout c’est la règle du jeu d’un établissement qui draine essentiellement une clientèle de passage qui doit jurer mais un peu tard, qu’on ne l’y prendra plus…Tiens du coup je ne mets que deux étoiles à l’Angry Friar : Une pour Molly, et une pour sa jolie niche perdue dans la verdure de la terrasse, après tout, ça aussi c’est le jeu !
Der Affenfelsen. Le rocher aux singes. - Gibraltar
Gibraltar
24.08.2012
Affenfelsen, en version germanique (puisque l’adresse existe déjà sur Qype avec pleins de photos) ou « le rocher aux singes » en VF, et je dirai même plus, « le rocher aux Macaques Berbères » pour être précis, car tout en haut du plus célèbre monolithe britannique au monde, vit une tribu d’environ 240 primates, aussi célèbres et précieux aux yeux des Gibraltariens que Her Majesty the Queen Elizabeth II Herself !
La première raison c’est que ce clan préservé de macaques sauvages, unique en Europe, apporte une fantastique manne financière à ce petit territoire de 6,5 km² car les quelques petites minutes d’ascension pour les admirer 426 mètres plus haut en empruntant le téléphérique vous coûtera (de mémoire) la bagatelle de 13 euros aller-retour par personne. Les objets touristiques dérivés font également florès aux vitrines des boutiques puisque que les singes sont omniprésents : des peluches aux porte-clés en passant par les cartes postales où ils se disputent le haut de l’affiche avec leurs amis dauphins.
Ensuite c’est parce que selon la légende, une malédiction prédit que le jour où il n’y aura plus un seul quadrumane à Gibraltar, la Grande Bretagne perdra le contrôle de ce petit territoire Ô combien cher aux anglais. Du coup, pendant la seconde Guerre Mondiale, Winston Churchill lui-même qui n’était pourtant pas superstitieux (puisque que ça porte malheur), ayant eu vent que la population simiesque avait chuté dangereusement à sept individus, aurait commandité une opération top secrète du côté du Maroc et de l’Algérie pour aller repeupler la colonie dévastée, on n’est jamais assez prudent !…Car il ne faut pas oublier que si on les qualifie de « Berbères », c’est qu’à l’origine ces petits singes sont nord-africains, et seraient arrivés il y a 2000 ans en Europe sur des bateaux Maures, de commerce ou de pirates, mais là encore, les scientifiques débattent largement sur la genèse de cette espèce , devenue de fait aussi endémique que grégaire.
Petit conseil si vous décidez de monter faire un tour en haut du rocher (Ce serait d’ailleurs dommage de jouer au touriste récalcitrant une fois au pied du gros caillou car la vue sur la baie d’Algésiras y est superbe et dominer deux continents du sommet d’un promontoire, ça fait quand-même quelque chose)…Petit conseil donc : N’emportez pas de nourriture avec vous car il est strictement interdit de nourrir les primates, l’amende est extrêmement salée (les paiements en monnaie de singe et en cacahouètes ne sont pas acceptés), le gouvernement pourvoit d’ailleurs largement à ce qu’ils aient constamment la panse bien tendue depuis qu’une horde de 25 macaques ait débarqué en 2008 dans un hôtel, semant une belle zizanie sur la plage, et mettant un sacré coup à l’image du légendaire flegme britannique dont chaque sujet de sa Majesté doit faire preuve, même en exil dans une enclave cernée par des voisins au tempérament nettement plus latin.
Bon, en tout cas pour l’instant pas de risque imminent d’extinction
de l’espèce vu le nombre de jeunes rejetons qui se baladent en toute liberté dans
la nature avec Papa et Maman, l’œil un tantinet condescendant et blasé vis-à-vis
des crépitements incessants des appareils-photos qui les mitraillent à longueur
de journée. Prudence quand-même et surveillez de près vos lunettes bouteilles et
sacs à dos, ces petits habitants ont une fâcheuse tendance à la chaparderie
intempestive et il ne faut pas s’amuser à les titiller de trop près, leurs
dents sont très acérées…
La Cadole - Givry
24 Rue République, 71640 Givry
22.08.2012
La carte, quant à elle est aussi large qu’originale puisqu’elle propose un éventail de choix allant de simples tartines à 6,50 € en passant par une formule « d’aperbuffets » où l’on se partage des spécialités qui paraît-il varient fil des saisons : Pour les gourmets qui souhaiteraient faire une cure des spécialités Bourguignonnes, foie gras poêlé, cuisses de grenouilles, jambon de pays, ronde d’escargots, fricassée de sandre, velouté de potiron à la truffe, tête de veau persillée, coq au vin, pied de porc moulé au foie gras, etc. sont autant de dilemmes gustatifs parmi lesquels il vous faudra pourtant trancher après un choix Cornélien, à moins que vous n’optiez comme nous par la facilité d’un menu du Terroir à 21 euros composé d’œufs en meurette, de filet mignon aux morilles à la crème accompagné d’un gâteau de pommes de terres, et d’un dessert au choix, tous les produits étant garantis 100% frais et maison.
Et comme vous êtes ici au cœur du vignoble de la côte chalonnaise, la carte des vins lui fait une large part mais sans pour autant être sectaire, puisque de nombreux crus d’autres régions françaises y sont représentés à des prix raisonnables, quels que soient leurs conditionnements : verre, bouteille ou carafe.
Ajoutez aux murs des expositions temporaires d’artistes régionaux dont les toiles sont parfois à vendre et comme pousse-café une généreuse rasade d’eau de vie gracieusement offerte et vous comprendrez que l’on ne peut qu’apporter sa pierre personnelle aux précédents éloges fait à cette charmante cadole Givrotine qui semble remporter les suffrages unanimes de ses clients depuis son ouverture…Pourvu que ça dure encore longtemps !
Djox Merci beaucoup JF pour cet article très intéreressant sur les vins de Givry et de sa région… Une légende certes déboulonnée mais néanmoins un bel hommage sur la qualité de son vin et sur le Marketing fait pour le valoriser ! Et c’est tant mieux car ce village a vu naître mon père et mes grands-parents y habitèrent, même si pour ma part j’ai grandi une petite dizaine de kilomètres plus haut sud, au pied des coteaux de Buxy et de Montagny (d’où mon avatar ;-)
24 August 2012
JF Vergnus Je t’en prie. Les racines c’est important, surtout quand ce sont celles de ceps de vigne….Je comprends mieux l’avatar que jamais…
24 August 2012
Pastelaria Gelataria Cindy - Vila Real de Santo António
Urbanizaçao dos Anicas Lote 9 N°4, Rua Antonio Vicente Campinas, 8900 Vila Real de Santo António
14.08.2012
Au Portugal, les Pastelarias c’est un peu comme les fast-foods aux USA, les bistrots en France, les Pubs en Irlande ou les restaurants de tapas en Espagne : Il n’y a pas une seule rue digne de ce nom qui n’ait la sienne…Difficile par conséquent de faire un choix, donc autant se laisser porter par le hasard et opter pour celle qui a son pignon juste au-dessous de la fenêtre de notre location estivale, la Pasteleria Cindy, lote 9 au n°4 de la rue Vicente Campinas, à Vila Real de Santo Antonio.
Bonne pioche puisque dès le 1er matin, un petit guide du Portugais de Poche avec le B-A.BA vital pour sa survie à la main on commande laborieusement en articulant « Dois cafés com leite com um pouco de pão e um pouco de manteiga faz favor» : (Ça parait peut-être facile à lire comme ça, mais à prononcer c’est une autre paire de manches… »Doïïïche cafesse etc.)
Pour le prix imbattable de 3€80 on a droit à deux verres de café au lait avec de grandes tartines grillées de pain maison toastées au beurre salé, mais avec cette dextérité locale que seul un atavisme hérité depuis des générations permet : Parvenir à beurrer « liquidement » les tartines sur les deux tranches et de nous les apporter toutes chaudes, imbibées de ces dégoulinantes et minuscules calories blondes, délicieusement grasses qui s’infiltrent en ruisselant dans chaque interstice de la mie de pain dorée…Et par transitivité dans les culottes de cheval ou les poignées d’amour selon votre genre, mais ça c’est une autre histoire…
L’effet concluant de cette première expérience gustative matinale nous a conduits à la réitérer le soir au retour de la plage, mais en remplaçant cette fois le pain par des Pasteis de Natas et autres pâtisseries du même cru à se rouler par terre…Et par cette même transitivité calorique très énervante c’est exactement ce qu’on aurait pu faire à la longue de nos corps, telles barriques en pentes douces, si l’on avait continué ce régime hyper glycémique toute l’année.
Mais quinze jours de congés c’est tout juste le temps nécessaire pour prendre nos habitudes, sympathiser avec notre serveuse attitrée dont les 5 années qu’elle avait jadis passées en France lui avait laissé d’excellents souvenirs de notre langue ; c’est aussi le temps d’apprendre que « Galão com Torrada » c’est bien plus rapide et plus terroir que « Dois cafés com leite com um etc. » ; le temps d’apprécier chaque jour davantage la terrasse ombragée par les arbres d’où bruissait chaque soir l’assourdissante cacophonie des centaines de moineaux qui les squattaient au crépuscule ; le temps de reconnaître les habituées des lieux ; majoritairement des mamies aussi burinées que bavardes qui n’avaient de cesse de refaire le monde entres elles dans un autre brouhaha, tout aussi incompréhensible aux consonnes riches de zzz, de chhhh, de longues voyelles diphtongues ouvertes, d’accents toniques appuyés et de syllabes avalées ; le temps de comprendre que si les colombes sont si nombreuses c’est qu’au pied de chaque arbre on y dépose pour elles des graines et des abreuvoirs improvisés dans des culs de bouteilles plastique ; le temps de réaliser que si rien ne traîne jamais par terre c’est que le ménage et le balayage en continu des trottoirs constituent un autre atavisme lusitanien ; bref le temps de réaliser que les 10 m² de la terrasse de Cindy, c’est tout simplement un petit concentré de tout le charme du Portugal qu’elle nous offre avec la gentillesse de son accueil quotidien.
Querença - Querença
8100-129 Loulé
13.08.2012
C’est bien parce que le guide du Routard nous a préalablement soufflé à l’oreille l’idée d’aller visiter ce petit village perdu dans l’arrière-pays de la province de Loulé que nous avons temporairement délaissé les belles plages d’Algarve, car la route qui y conduit n’est guère intuitive, et sans mon ami Tom-tom, pas sûr qu’on aurait osé faire le détour…
Ce qui eût été dommage car les chemins
goudronnés qui y grimpent sont aussi jolis que sinueux,bordés de conifères,
la zone est classée réserve naturelle grâce à la proche Fonte da Benémola, et lorsque
l’on se gare à l’immense parking désert qui surplombe la vallée, on ne regrette
pas cette escapade rurale dans un village où les seules âmes courageuses qui
semblent encore se mouvoir mollement à l’heure de la sieste portugaise, le font
autour d’une bière fraîche, sur la terrasse ombragée de l’unique bar de la
commune.
La station FM de mon autoradio ne jouait hélas aucun tube d’Ennio Morricone, sans quoi l’esprit Western Spaghetti des lieux aurait été total : Une place déserte cernant une église d’un blanc immaculé au bourdon assourdissant dont l’héritage Maure est gravé sur ses façades en de courbes arabesques, des ruelles pentues, de jolies maisons colorées dont les murs s’abandonnent aux invasions fleuries des bougainvilliers, et au loin à l’horizon le ciel bleu est barré d’une épaisse ligne de fumées sombres, signe que les incendies dus à la sécheresse qui sévissent depuis quelques jours ne sont toujours pas maîtrisés.
Ici, même les vaches sont léthargiques, et pour cause, elles sont faites de métal et le maigre troupeau coloré dispersé çà et là autour de l’Eglise n’ajoute pas beaucoup de vie au paysage. C’est sans doute ce que viennent y chercher les habitants : Le calme loin des regards de la foule, car Querença n’est pas pour autant synonyme de village sinistré par la crise, à en juger par les propriétés cossues de certains occupants où les piscines à double bassins sont cachées derrière les grilles des épais portails de ferronnerie.
Bref, une sympathique escale loin
de tout et du temps où une heure vous suffira pour en faire le tour, jeter un œil
au petit musée à l’air climatisé dont je n’ai retenu que la fraîcheur des
lieux, et finir par rejoindre la terrasse ombragée du bar pour s’affaisser mollement
à son tour autour d’une Sagres glacée à 1€…
Djox Pour le coup elle était en bouteille et “sem alcool” car je conduisais… Mais très fraîche et désaltérante quand-même ;-)
14 August 2012
Restaurante Vai e Volta - Olhão
Largo de Grémio, 8700 - 343 Olhão
13.08.2012
Petit port de pêche niché au cœur de l’Algarve, Olhão réserve de bien bonnes surprises à ceux qui auraient la bonne idée de se perdre dans les dédales de ses ruelles tortueuses. Par exemple, si vos pas vous conduisent cahin-caha sur la placette « Largo de Grémio », un petit restaurant à la terrasse déjà bondée affiche son menu polyglotte sous les drapeaux des pays concernés :
En français, comme en anglais, au moins ça a le mérite d’être clair et concis puisqu’il est écrit noir sur blanc « Ici, pas de viandes, restaurant de poissons » et le menu, lui, est encore plus succinct puisqu’il n’affiche pas d’autre alternative que « Rodizio de Peixe = 8,50 €» (en VO), ce qui donne « Poissons variés à 8€50 » en VF, et nuance subtile si on prend le soin de lire la version anglaise : « All you can eat fishes », c'est-à-dire : A volonté, à discrétion, à gogo, à bernanciaux, etc.
Dont acte, donc on s’installe en salle (pas le choix vu que la terrasse était prise d’assaut) et effectivement la carte précise que les 8€50 comprennent le pain et les olives (ce qui n’est pas l’usage local, loin de là) mais aussi la salade Algarvienne (tomates, concombres, etc.) les pommes de terre vapeur, les patates douces et même l’Açorde : Spécialité portugaise à base de pain bouilli, d’ail, de coriandre, d’œufs et d’huile d’olives…Bon pour être franc il faut y goûter au moins une fois…De là à adopter la recette il y a une marge…
Le copieux plat de poissons arrive rapidement : Un bel assortiment aussi frais que goûteux de daurades, saumon, sardines à qui l’on fait l’honneur qu’il mérite, mais le plat à peine terminé et desservi, l’hôtesse apporte une deuxième fournée aussi variée et tout juste sortie du grill que notre gourmandise n’a pas pu refuser, puis une troisième que seule la politesse nous a conduit à terminer avec nettement moins d’appétit, mais au moment où nous allions décliner la quatrième tournée, la maîtresse des lieux nous a déposé presque de force l’ultime assiettée sur la table, en nous faisant comprendre avec sourire que ce serait bien mal poli de la refuser maintenant qu’elle était devant nous…
Avec un tel régime hyper protéiné, naturellement plus de place pour le dessert, ce qui est bien dommage car les tarifs de la carte, boissons comprises étaient tous extrêmement abordables. Et c’est en sortant du restau qu’on a eu un peu tard la curiosité de jeter un œil sur les conseils du vieux guide 2009 sur l’Algarve que j’avais emprunté à mon C.E. : Ô surprise, Vai e Volta figurait déjà sur les bons plans pas chers de mon copain Routard, et le tarif du menu était déjà le même : 8€50, un résumé : Simple et bon… On ne change pas une formule qui gagne, merci pour ce super rapport qualité-prix, dommage pour les clients que ce restau n’ouvre que les midis, donc retenez bien l’adresse ci-dessous au prix tout sucré !
Hotel Asur Campo de Gibraltar - La Línea de la Concepción
Avda. Príncipe de Asturias S/N, 11300 La Línea de la Concepción
06.08.2012
Ce grand hôtel espagnol de « La Línea de la Concepción », très généreusement estampillé 4 étoiles, a avant tout le mérite d'être idéalement situé à environ 600 mètres du gros caillou britannique de Gibraltar, ce qui vous permettra d'y aller à pied en 10 minutes et éviter ainsi la longue file qui ne manquera pas de vous attendre en été devant le poste frontière si vous choisissez l’option véhiculée.
Je lui décerne la moyenne mais pas plus en raison de quelques points de détails qui m'ont fait tiquer pour un établissement arborant 4 étoiles mais puisqu’il n’existe pas de classification internationale dans ce domaine, chaque pays fait un peu ce que bon lui semble… Donc, ce qui m’a un peu chiffonné à l’Asur Campo ce sont :
- Les petits trous d’usure dans les draps du lit en parfaite harmonie avec ceux mités des doubles-rideaux.
- Lors de l’enregistrement, la proposition d'une chambre avec un tarif majoré de 10 euros la nuit pour une vue "sur le rocher". En soi, why not ? Puisque le tarif promotionnel de base proposé sur le site de réservation en ligne était attractif et que ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance d’avoir depuis sa terrasse une perspective à la fois sur l’Angleterre, l’Espagne et le Maroc (avec un peu d’imagination et en plissant bien les yeux). Mais dans les faits, si l’on a bien une vue sur la piscine, le port et le bord de mer, la façade de l’hôtel étant incurvée, peu de chambres offrent un panorama direct sur le célèbre monolithe calcaire et il faut se tordre le cou depuis le balcon pour en apercevoir un petit bout (du moins depuis la chambre 602) et l’immense toit moche en tôle ondulé du palais des congrès voisin empiète en grande partie sur notre champ de vision et gâche le paysage.
- Les échantillons de produits de toilette étaient un peu chiches (un seul petit savon et un seul gel-douche pour deux pour une chambre double).
- Une télévision assez vieillotte et sans écran plat qui n’avait jamais du entendre parler de la HD au cours de sa longue vie cathodique.
- Une piscine bien petite eu égard à la taille de l’hôtel, mais faut dire qu’il n’y avait pas non plus foule dans l’eau ce jour-là.
- Une des vitres de la porte tournante à trois ventaux du hall largement craquelée sur toute la longueur…Je sais bien que tout ce qui est fendu n’est pas défendu, soit, mais esthétiquement ce n’est quand-même pas top.
- Seulement deux ascenseurs dans le hall d’entrée, ce qui peut occasionner ici aussi des bouchons aux heures de pointe du petit déj, du dîner ou lors d’arrivée de bus d’estivants en voyages organisés.
- Un buffet du soir dont la variété et la qualité des plats proposés étaient plutôt moyennes. A leur décharge, pour 10 euros il ne fallait pas s’attendre à un miracle, surtout qu’aux alentours, il n’y a quasiment que des snacks servant à prix fort et à la chaîne de la Junkfood internationale à des flots de touristes essentiellement de passage.
- Un petit déjeuner dont mon appréciation aurait été moins mitigée si les jus de fruits servis au distributeur n’avaient pas eu cet inimitable goût chimique et beaucoup trop sucré de la poudre Tang de mes vertes années (puisque ça fait plus vingt ans qu’on n’en vend plus en France), et si l’eau plate du même distributeur multifonctions ne semblait pas être directement puisée depuis la piscine tant elle était chlorée et réellement imbuvable.
- Il semblerait qu’il y ait un parking gratuit sous l’hôtel (sous réserve de disponibilités ?) mais à la réception on nous a uniquement indiqué les zones bleues extérieures de stationnement payantes (un euro par heure en journée), il faut donc prévoir pas mal de monnaie car les horodateurs ne prennent que les pièces.
Ceci-dit, puisque je lui décerne la moyenne, il ne fait pas non plus passer sous silence les atouts de l’Asur :
Outre son emplacement stratégique que j’ai déjà évoqué à la Línea (ville frontalière d'ailleurs plutôt moche, touristique, et sans charme au regard de ses voisines Andalouses) on peut noter en vrac :
- un accueil correct par un personnel polyglotte
- Une prise en charge rapide de l'enregistrement et sans surprise tarifaire, le prépaiement par carte ayant déjà été réglé lors de la réservation.
- Une chambre plutôt grande avec un lit XXL où comme dit la pub, chacun peut vivre sa nuit sans réveiller l'autre (ou alors au contraire s’amuser comme des petits fous selon son humeur du moment, voire inviter des amis car il y a facilement de la place pour 3 ou 4 ).
- Une jolie vue nocturne et illuminée depuis le balcon sur les immeubles de Gibraltar, le port, un vieux château Maure tout au loin (et beaucoup plus près, notre jeune voisine de palier, un poil exhib qui avait sciemment pris le parti de déambuler en tenue d’Eve sur sa loggia mais ça c’est une autre histoire).
- Un rapport qualité-prix correct pour le dîner du soir, qui, même s’il n’est pas extra, représente certainement la meilleure alternative du quartier.
Pour résumer et conclure : Un hôtel fonctionnel sans vraiment
d’attraits, convenable et pratique pour une escale d'une nuit afin de visiter
Gibraltar, mais perso je ne ferai certainement pas de la Línea un lieu de
séjour prolongé pour mes vacances estivales...
Jean K Pas vraiment enthousiasmant ton hôtel, Djox.
En regardant les photos, je lui donnerais deux étoiles mais je suis très sévère et surtout pas habilité à décerner des notes.
Tu parles de ses nombreux défauts avec humour, preuve que tu as l’esprit large, ce dont je ne doutais pas ;-)
6 August 2012
Djox @ nanef : Ah oui, je viens de voir ça sur le web : A compter du 23 juillet 2012, les normes de 1986 en matière de classement hôtelier deviendront caduques. Un hôtel non classé selon les nouvelles normes ne pourra plus arborer ses étoiles (attribuées selon les anciennes normes) sous peine de sanction (amende de 15 000 euros… A suivre
@ Jean : Thanks, c’est vrai j’ai hésité sur ma note mais comme dans les environs il n’y a pas grand-chose de mieux à mon avis et que le petit déj était compris dans le prix de la nuitée, je lui ai mis la moyenne…
7 August 2012
Play Off Club House - Paris
35 Rue Saint Georges, 75009 Paris
06.07.2012
Ah, la rue Saint Georges dans le IXème …très sympa, les frères
Goncourt ne s’y sont pas trompés puisqu’Edmond et Jules y ont vécu 17 ans au
numéro 43. Pour ma part ce soir-là depuis le métro éponyme j’ai poussé un peu
plus loin la descente de cette belle rue, jusqu’au numéro 35, au « Play Off »,
ce joli bar dont le patron précise lui-même dans la réclame qu’il en fait sur
le web (sic) « qu’il est un concept hybride, à cheval (dont à brides plutôt)
entre le pub anglais, le steakhouse (de cheval ?) et le sportsbar américain
»…Tout un programme qui pousse à la curiosité.
La réservation avait été prise la veille par un de mes collègues à qui avait été confiée la délicate mission suivante : Trouver un Pub parisien sympa, pas trop au Sud qui diffuse Allemagne - Italie sur écran géant, où l’on puisse manger de bons hamburgers-frites maison, et qui accepte des réservations par téléphone pour 7 personnes un soir de demi-finale de l’Euro 2012 sans autre garantie ni caution que notre promesse de ne pas faire faux bond à la dernière minute.

1er bon point, à 20 heures pétantes la banquette promise (et sa table) étaient disponibles pour les premiers arrivants malgré une clientèle assez dense, et la jeune serveuse Anglo-saxonne qui est rapidement venue prendre notre commande avait un joli sourire qui ne l’a pas quittée de toute la soirée. Deuxième bon point pour le décor cosy, les fauteuils en cuir et une ambiance générale sympathique et bon enfant d’un public hétéroclite de vrais supporters dans l’âme, à défaut d’être tous de réels sportifs.
La carte des boissons n’était pas particulièrement large en
terme de gamme de bières, mais suffisante pour pouvoir comparer au cours de la
soirée les variations gustatives entre une pinte très fraîche de Caffrey’s
ambrée et son équivalente blonde d’Abbaye Maredsous. Un point commun entre les
deux belles : leur prix à 7 euros les 50 cl.
La carte « des solides », quant à elle, offrait un
choix assez grand et susceptible de satisfaire toutes les typologies d’appétits
: 6 grandes salades à index glycémique bas pour les plus raisonnables qui
pensent déjà à la plage, pour les autres des clubs sandwichs, des burgers de
toutes sortes et leurs accompagnements de légumes variés (les pommes de Terre
allumettes représentant statistiquement la part majoritaire et la moins «
variable » des légumes proposés dans les assiettes voisines), des grillades de
viandes et de poissons, une dizaine de desserts et tout ça, le patron le promet
craché, juré, c’est 100% frais, avec des livraisons quotidiennes fournies par
les plus grandes maisons de boucheries ou de poissonneries.

L’écran géant annoncé n'était pas aussi gigantesque que l’on
pouvait l’espérer, mais pour compenser la taille (qui n’est pas la seule chose
qui compte comme tout le monde le sait), plusieurs télés plasma ou LCD sont
suspendues çà et là aux murs de l’établissement de façon à ce que tout le monde
puisse profiter du spectacle offert, en l’occurrence ce soir-là 90 minutes de
foot pour regarder l’Italie triompher de l’Allemagne 2 à 1, sous les cris de
joie des supporters latins les plus enthousiastes. .
Comme
il y a école le lendemain et qu’il se fait tard, il n’y a plus qu’à demander
l’addition : Voyons voir …
2
Bières : 14 euros
1
Salade romaine, poulet tandoori, yaourt 0%, menthe, coriandre : 15,50 €
1
coupe de fraise nature et un café : 7 euros
Total
: Ah oui, 36,5 euros quand-même (soit 239,42 F pour jouer les anciens
combattants, mais parfois il est utile de reconvertir en ex-monnaie trébuchante du
bon vieux temps où pour le même prix on se payait un vrai gros gueuleton hautes
calories avec entrée, viande, poisson, fromage, dessert café et pousse ;-).
Conclusion
soirée très agréable dans un cadre intelligemment conçu pour assouvir la faim
des afficionados de soirées sport-co, mais au niveau rapport qualité-prix, à
mon humble avis il y a une marge d’optimisation possible sur les tarifs
pratiqués en cette période de crise, d’où ma note un peu sévère de trois étoiles
seulement.
NB : Merci à Sébastien pour le prêt des photos n’ayant pas moi-même apporté mon bridge dans cette ambiance survoltée ;-)
01.06.2013
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Djox ist der Gruppe Demandez aux Qypers ! Laissez-vous guider... beigetreten um 07:11 Uhr
25.05.2013
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Djox ist der Gruppe Nos Libertés beigetreten um 10:52 Uhr
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